21.05.2012
Doudou
Vous avez pensé à tout...ou presque. En fait, vous avez fait aussi grave que d'abandonner Minouche toute seule à la maison. D'accord, vous avez emmené Minouche...mais vous avez oublié doudou! L'inséparable doudou faute duquel hier Minouche a refusé de faire une sieste dans le train (tout de même plus de 4h de trajet) ou de dormir dans le petit lit de voyage de la chambre d'hôtel.
C'est clair que si le Juge de la Jeunesse l'apprenait, il confierait immédiatement Minouche à Monsieur Papa! Des gens comme vous devraient carrément pas avoir d'enfants! Comment avez-vous pu faire une chose pareille? Il faut savoir que doudou n'est pas un petit rectangle de tissu de 10 cm sur 15, mais la maxi-couverture Noukie's...donc quelque chose de bien visible.
Ce matin, vous faites le pied de grue avec Minouche devant la boutique Noukie's de Strasbourg, 20 minutes avant l'ouverture. Aucune des deux n'a beaucoup dormi, Minouche parce qu'elle pleurait doudou et vous, parce que vous pleuriez votre vie sans enfant mais avec de bonnes nuits de sommeil.
Les thèmes des collections Noukie's changent régulièrement, mais vous espérez trouver une couverture dont les dimensions, la matière et les couleurs rappellent maxi-doudou. Vous laissez Minouche choisir elle-même (après tout c'est elle qui devra machouiller la couverture, pas vous). Minouche saisit immédiatement une des couvertures qui lui sont présentées et la met en bouche (pour les connaisseurs: la couverture veloudoux de la collection "Paquito et Lolita").
Mission accomplie: le nouveau (maxi)doudou est adopté. Depuis que Minouche s'est mise à sucer sa nouvelle couverture, elle n'a plus déserré les dents, de peur d'en être à nouveau privée...il serait aussi difficile de lui faire lâcher prise qu'à un pit-bull qui a jetté son dévolu sur un lapereau.
16:07 Publié dans Les voyages des filles, Minouche | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : doudou, noukie's | ApprentieMaman |
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20.05.2012
Il y a quelqu'un?
Après avoir lu vos messages sur différents sites de rencontres, vous tchattez avec un camarade qui pourrait bien être un peu plus qu’un camarade... sauf que ce n’est jamais le bon moment. D’abord vous étiez enceinte... avouez que cela a de quoi décourager les bonnes volontés!
Ensuite, il a rencontré une fille charmante, gentille...et vous lui avez souhaité beaucoup de bonheur. La fille charmante est partie, Monsieur Papa est parti. Vous voilà libres tous les deux. Va t’il enfin se passer quelque chose? mais non, tout compte fait, vous ne lui plaisez pas tant que ça, ongles vernis ou pas.
Il vous souhaite “sincèrement” de rencontrer quelqu’un “qui saura vous apprécier” (en bon français: t’es pas mon genre). De tchat en tchat, il vous confie ses regrets par rapport à son ex-relation et son désir d’avoir un fils pour perpétuer la lignée (pas avec vous évidemment). Vous l’encouragez dans ses projets reproductifs, même si vous en êtes exclue.
Vous répondez à chacun de ses messages en vous demandant à quoi va mener ce bavardage décousu. Va t’il tout de même vous proposer un rendez-vous? Vous lui tendez une perche grosse comme votre cuisse: “malgré Minouche, j’accepte les sorties. J’ai une bonne baby-sit”.
Il répond à côté en vous demandant des nouvelles des chatons. Vous ramenez la conversation sur votre propre progéniture que vous souhaiteriez agrandir, mais il ne mord pas à l’hameçon. Il préfère encore adopter que de fabriquer un héritier avec vous!
Vous vous obstinez: vous avez déjà consacré votre soirée à ce tchat, vous pouvez bien continuer encore une demi-heure de plus... on ne sait jamais. A minuit, il ne vous a toujours pas proposé d’aller boire un verre/ de visiter son appartement/ de lui servir de mère porteuse...ni même d’adopter un de vos chatons.
Vous soupçonnez qu’il a passé la soirée à tchatter avec vous à bâtons rompus dans l’espoir que la ou les personnes qui l’intéressent davantage apparaissent en ligne. Pour tuer le temps en attendant, il vous a parlé de tout et de rien, sans même un coca à la clé...
La prochaine fois, vous irez (vous faire) draguer à la terrasse d’un café. Vous vous installerez à une table et vous attendrez que quelqu’un vous aborde, comme on faisait au siècle passé, quand les tchats n’existaient pas encore. Pour ceux qui n’auraient pas encore compris: madame maman est libre, accepte les rendez-vous et a une bonne baby-sit. Il y a quelqu’un?
00:49 | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | ApprentieMaman |
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19.05.2012
Instant beauté
Cher Grand-père,
Je vous vouvoie car nous n’appartenons pas au même milieu. J’ai cru comprendre que vous êtes un bourgeois bien nanti et moi une mère célibataire au bord de la déprime. Justement, hier j’ai décidé de me faire plaisir: pour me remonter le moral, je me suis offert une manucure, la première de l’année.
C’est ainsi que j’ai poussé la porte du salon d’esthétique où travaille votre petite-fille. Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est qu’en plus de limer les ongles rongés, elle s’occuper aussi des âmes égratignées. Même si j’avais vu ma psy le matin, cela m’a fait plaisir de parler avec un être humain qui m’écoute et n’utilise pas des mots compliqués pour me répondre.
Pendant qu’elle triturait mes cuticules, elle a eu droit à “Minouche à la crèche”, “Minouche à la plaine de jeux”, “Minouche chez les bébés nageurs” et même à un petit chapitre de “Minouche et Monsieur Papa”. Du coup, elle a compris mon stress et m’a à peine engueulée pour les ongles rongés. Bien sûr, je suis satisfaite de toute l’aide juridique et psychologique que je reçois pour faire face aux “tracasseries” (limite harcèlement) causées par Monsieur Papa, mais c’est bien aussi d’entendre le point de vue d’une petite jeune fille qui est elle-même enfant de divorcés, histoire d’avoir un éclairage un peu différent: les parents qui se déchirent, vus par la future Minouche.
Alors que j’attendais que les deux couches de mon vernis “marron glacé” (ben oui, c’est de saison avec ce temps d’éternel automne) daignent sécher, votre petite-fille s’est attablée avec la cliente suivante et lui a offert la même écoute. Du coup, quand j’ai appris que vous ne lui causiez plus parce que vous désapprouvez son choix professionnel qui fait tâche dans votre milieu, j’ai eu envie- malgré votre grand âge- de vous foutre un coup de pied au cul.
Pour son prochain anniversaire- du moins si vous n’êtes pas encore six pieds sous terre-, vous allez faire comme avant qu’elle n’entame ces études qui vous déplaisent tellement: lui téléphoner et lui faire un petit cadeau... mais surtout, lui dire que vous êtes fier d’elle. Vous avez d’ailleurs toutes les raisons de l’être: en cette période de crise (faut-il le répéter?), alors que beaucoup de jeunes (universitaires ou non) sont au chômage, votre petite-fille gagne sa vie. J’oserais même dire qu’elle apporte plus à la société que certains universitaires.
Si vous voulez vous en assurer, prenez rendez-vous pour une pédicure dans le salon où elle travaille; vous en ressortirez peut-être un peu moins “grand bourgeois” et un peu plus grand-père!
Salutations indignées,
Madame maman et ses ongles “marron glacé”.
16:35 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : manucure | ApprentieMaman |
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